Olbia fonctionne sur deux régimes distincts. De novembre à avril, l’aéroport est calme : les créneaux s’obtiennent en quelques jours, le stationnement n’est pas un sujet. De mai à octobre, tout change.
Juillet et août concentrent plus de la moitié des 15 000 mouvements d’aviation d’affaires annuels. En juillet 2025, l’aéroport a enregistré 4 200 mouvements de jets privés, en hausse de 7 % sur l’année précédente. Le Ferragosto, la deuxième et troisième semaine d’août, représente le pic absolu : les créneaux, c’est-à-dire les heures d’arrivée et de départ réservées auprès du contrôle aérien, se posent 6 à 8 semaines à l’avance pour garantir l’horaire souhaité. En dernière minute un week-end d’août, c’est l’aéroport qui fixe l’horaire, quand il reste quelque chose.
La taille de l’avion pèse sur le budget d’une façon propre à Olbia. Un light jet ou un midsize peut souvent rester sur l’apron pendant le séjour. Un heavy jet ou un ultra-long-range doit presque toujours repartir vide après le dépose-passagers, puis revenir pour l’embarquement : deux secteurs supplémentaires qui s’ajoutent au coût total, calculés selon la base de l’appareil.
Le samedi est le jour de rotation de la Costa Smeralda. Les arrivées et les départs se concentrent dans la même fenêtre horaire. Décaler d’un jour, arriver le vendredi et repartir le dimanche, suffit parfois à desserrer le devis et à garantir un horaire plus précis.