La demande bizav à Bâle s’organise autour de deux ressorts distincts.
Le premier est structurel et industriel. Roche et Novartis ont leurs sièges mondiaux à Bâle. Ces deux mastodontes pharmaceutiques génèrent en permanence des liaisons vers New York, Tokyo, Londres, Zurich et les grands hubs de l’industrie biotech. Les directions générales, les comités d’investisseurs et les audits réglementaires produisent un trafic bizav régulier, indépendant de tout événement extérieur. Ce flux de fond maintient une demande soutenue sur les deux FBO du secteur suisse tout au long de l’année.
Le second ressort est événementiel. Art Basel, en juin sur quatre jours (preview inclus), est l’un des événements qui génère la concentration de jets privés la plus élevée d’Europe continentale pour sa durée. Collectionneurs, directeurs de galeries, musées et fonds d’art y convergent depuis New York, Londres, Hong Kong et le Golfe. Créneaux et places de stationnement se tendent nettement plusieurs semaines à l’avance : un vol pour Art Basel se réserve tôt.
Enfin, le statut bi-national de l’aéroport peut jouer sur le coût douanier de certaines opérations : les biens entrant dans le secteur suisse suivent les règles douanières helvétiques, distinct du régime de l’UE. Ce point est pertinent pour certains transferts d’actifs ou de matériel de haute valeur, et votre agent le traite dès la demande de devis.